Pourquoi peindre son gazon
plutôt que l'arroser.
Une pelouse jaunie, une haie grillée ou un massif terne ne se règlent pas à l'arrosoir : la repousse demande une saison entière, et l'eau est souvent la première chose qu'on vous retire. La peinture pour gazon et haies rend la couleur le jour même, sans consommer un litre.
Après · Vert Prairie
Avant · pelouse grillée
La peinture pour gazon, c'est quoi ?
Ce n'est pas une peinture de bâtiment. Le produit est un pigment vert dilué dans l'eau, qu'on pulvérise sur le feuillage et qui sèche en quelques heures. Il se dépose sur la feuille : il ne pénètre pas dans la plante et ne la nourrit pas.
C'est ce qui explique la tenue. Sur un gazon, la couleur part avec la tonte, elle dure donc le temps d'un cycle de repousse. Sur un thuya, un cyprès ou un buis, le feuillage se renouvelle beaucoup plus lentement et la teinte reste en place bien plus longtemps.
Autrement dit, peindre son gazon ne le soigne pas et ne remplace pas un arrosage. Cela rend l'aspect pendant que la plante se rétablit, ou pendant qu'il est interdit d'arroser. C'est une réponse esthétique à un problème esthétique : immédiate, et réversible à la tonte suivante.
Quatre situations où colorer bat replanter
Un arrêté sécheresse ne se négocie pas. Quand le tour d'eau tombe, la pelouse jaunit en quelques jours et rien ne la fera reverdir avant l'automne. La peinture pour gazon ne consomme pas un litre d'eau d'arrosage.
Sur un thuya ou un cyprès, rien ne garantit qu'une plage brune reverdisse, ni quand. Sur un gazon, un ressemis demande des semaines de levée et d'arrosage. La couleur, elle, est en place le jour même.
Une visite, un état des lieux, un mariage, un tournoi : la date est fixée et la plante ne s'y adaptera pas. Recolorer est la seule façon de tenir une échéance.
Remplacer une haie, c'est le prix des plants, la main d'œuvre, l'évacuation, puis plusieurs années avant de retrouver le volume et l'intimité perdus. Recolorer se décide un samedi matin et se défait à la repousse.
Ce que la peinture pour gazon ne fait pas
Autant le dire avant l'achat : la peinture règle un problème d'aspect, pas un problème de santé. Voici ce qu'il ne faut pas en attendre.
Ça ne soigne pas
Une maladie, un ravageur, un sol tassé ou épuisé restent à traiter. La couleur masque le symptôme, elle ne remplace pas le diagnostic ni le geste qui va avec.
Sur bois mort, la branche reste morte
La peinture pour haies redonne la teinte, pas la vie. Coupez le bois sec avant de pulvériser, sinon la structure morte restera visible sous la couleur.
Il faut laisser sécher avant la pluie
Le produit doit être sec au moment où il prend l'eau. Vérifiez le délai indiqué sur l'étiquette et regardez la météo avant de sortir le pulvérisateur.
Gazon, haie, thuya, buis : sur quoi ça s'applique
Le rendement et la tenue changent selon le feuillage. Chaque support a sa page.
Peindre un gazon jauni par la sécheresse ou marqué sous un arbre. La couleur part avec la tonte : elle tient le temps d'un cycle de repousse.
Thuya, cyprès de Leyland, laurier : le feuillage persistant se renouvelle lentement, c'est là que la teinte tient le plus longtemps.
Le cyprès de Leyland supporte mal une sécheresse prolongée : arrosez-le par forte chaleur, surtout la première année. Une face jaunie se traite seule, sans reprendre toute la haie.
Après un coup de sec, le buis qui jaunit garde sa forme mais perd sa couleur. La peinture pour haies tient le temps que la repousse remplisse.
Les vieilles palmes finissent par tomber seules, et elles protègent le palmier l'hiver : mieux vaut attendre leur chute. En attendant, on peut les recolorer.
Rond-point, terrain, abords d'enseigne : la couleur tient une saison de présentation sans passer par l'arrosage.
Un seul bidon, deux teintes
Vert Prairie pour les gazons et les feuillages clairs, Vert Forêt pour les haies et les conifères. Le bidon d'un litre se dilue dans l'eau du pulvérisateur.